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Un album compétent, très bien produit, mais parfaitement lisse, calibré et sans aspérités. Comme un super frigo design, c'est indéniablement bien fabriqué, mais c'est froid et ça ne procure aucune émotion.
Top : Exit
Flop : With or Without You
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L'album qui a fait de Dylan une légende, à juste titre. En passant à l'électrique et en se nourrissant de blues et de rock, il invente le folk rock le temps de la face A. Un monument de songwriting fondateur.
Top : It's All Over Now, Baby Blue
Flop : She Belongs to Me
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C'est beau, Neil Young, quand il est triste !
Top : Revolution Blues
Flop : For the Turnstiles
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Du hip-hop expérimental (peut-être trop, par moment ?), porté par des rythmiques festives entre jazz relax et soul funky, et des samples familiers. Jouissif, même en tant que néophyte du genre.
Top : Go Ahead in the Rain
Flop : Bonita Applebum
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Tout le talent beatlesque pour la mélodie pop de Jeff Lynne, mais aussi tout son penchant pour les productions boursouflées, option section orchestrale, vocoder et disco kitsch. Quelques pépites, mais ça reste indigeste.
Top : Turn to Stone
Flop : Jungle
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Les morceaux se ressemblent un peu tous, mais le mélange metal, hip-hop et électro donne envie de secouer la tête. Étonnament hard par moment. Une plaisante surprise.
Top : By Myself
Flop : Cure for the Itch
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Compliqué à écouter dans la longueur sans le film qui va avec. Par contre, les musiciens sont brillants, et quand ça tape, ça tape fort (Do Your Thing, c'est quelque chose !).
Top : Do Your Thing
Flop : Shaft Strikes Again
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Des mélodies répétitives, des arrangements bancals, un parlé-chanté qui voudrait paraître détaché mais qui sonne surtout paresseux. Un album qui se voit beaucoup plus intelligent qu'il ne l'est vraiment. On s'ennuie ferme.
Top : Eid Ma Clack Shaw
Flop : Invocation of Ratiocination
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Du prog à claviers probablement révolutionnaire en son temps, mais qui a terriblement mal vieilli. Reste la virtuosité, l'audace et une pochette aussi laide qu'iconique.
Top : Tarkus
Flop : Jeremy Bender
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Un album qui parvient à paraître bordélique tout en restant cohérent. Une prouesse de songwriting sous influence bruitiste, presque psychédélique. Très fort.
Top : Jesus, Etc.
Flop : Reservations
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Le mélange de pop 80's et de d'influences sud-africaines est très efficace, pas de doute là-dessus. Mention spéciale aux lignes de basse de Bakithi Kumalo. Mais aller enregistrer un album à Johannesburg en plein apartheid, avec des musiciens africains, et assumer ouvertement de ne pas vouloir en faire un objet politique, ça laisse un arrière-goût désagréable dans la bouche...
Top : I Know What I Know
Flop : Under African Skies
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Une décharge jouissive d'agressivité thrash, avec une coloration punk plus assumée que la moyenne. Deux bémols : l'album, un peu monocorde, finit par s'essouffler ; et, surtout, le chant, trop propre et "plat", paraît souvent en décalage...
Top : Caught in a Mosh
Flop : Medley: ADI / Horror of It All
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En général peu client des albums live, je dois bien admettre que celui-là m'a soufflé. Pour sa valeur historique, bien sûr, mais aussi et surtout pour la performance de Dylan et du groupe qui deviendra The Band, pleine de hargne face à un public hostile. Grandiose.
Top : Tell Me, Momma
Flop : Visions of Johanna
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Du jazz rock qui ne se sent pas obligé d'en faire trop, avec une influence folk assumée. C'est court, très plaisant à écouter, parfaitement inoffensif et totalement oubliable.
Top : John Barleycorn
Flop : Empty Pages
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Lou Reed produit par David Bowie et Mick Ronson, ça donne une exploration glam rock des dessous interlopes de la société new-yorkaise, et un sommet du cool 70s. Just a perfect disc.
Top : Perfect Day
Flop : Make Up
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Top : A Hazy Shade of Winter
Flop : Voices of Old People
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Top : The Weight
Flop : In a Station
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Top : Don't Die Just Yet
Flop : Caddell Returns
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Top : King Harvest (Has Surely Come)
Flop : Rag Mama Rag
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Top : Down in the Valley
Flop : You Don't Miss Your Water
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Top : Master Song
Flop : One of Us Cannot Be Wrong
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Top : Get on the Floor
Flop : Girlfriend
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Top : Visions of You
Flop : Soledad
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Top : The Garden of Earthly Delights
Flop : Cloud Song
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Top : Cloud Nine
Flop : Hey Girl
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Premier album de jazz de la liste. Pas désagréable à écouter en arrière-plan, et parfois on se laisse prendre par le groove. Mais l'album semble très long quand on y connaît rien...
Top : Inner Crisis
Flop : Unhome
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Aucun doute, ça sonne comme les années 1980, pour le meilleur sur certains morceaux enthousiasmants, et le pire quand on se noie dans la guimauve. Du talent, c'est certain, mais pas de génie.
Top : ...Seven More Days
Flop : If You Let Me Stay
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Le chef-d'œuvre de Peter Gabriel, un album parfait de bout en bout, fascinant de noirceur et de créativité mélodique et rythmique, porté par un casting de musiciens géniaux. Brillant.
Top : I Don't Remember
Flop : Start
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Un premier album parfois inégal, sauvé par une énergie punk contagieuse et, surtout, par le charisme magnétique de Chrissie Hynde, toujours impressionnante.
Top : The Wait
Flop : Up the Neck
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Marvin Gaye s'émancipe de la "formule" Motown pour livrer un pseudo-concept album soul ouvertement politique. Tout n'a pas bien veilli, mais peu de disques peuvent se targuer d'avoir été si importants historiquement.
Top : Mercy Mercy Me (The Ecology)
Flop : Save the Children
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Du Elvis tardif, que je ne connaissais pas du tout. La voix fatiguée (mais ça lui va plutôt bien), il livre un album disparate, accompagné par des musiciens très talentueux. Tantôt crooner guimauve un peu pathétique, tantôt plus inspiré quand il parvient à faire cohabiter ses racines country et blues avec ses inspirations soul.
Top : Power of My Love
Flop : I'll Hold You in My Heart (Till I Can Hold You in My Arms)
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Synthétique dans tous les sens du terme, une soupe fade et indigeste que même la présence de la guitare de Johnny Marr sur deux morceaux ne parvient pas à assaisonner. Catastrophique.
Top : How Can You Expect to Be Taken Seriously
Flop : To Face the Truth
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Du punk cérébral, nourri d'influence rockabilly, voire carrément country, sans perdre en énergie ou en agressivité. Ça fonctionne très bien, en particulier les harmonies bancales entre les deux chanteurs, qui donnent un vrai cachet.
Top : Universal Corner
Flop : In This House That I Call Home
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Un album en avance sur son temps, où Sonic Youth trouve le subtil équilibre entre expérimentations bruitistes et structures mélodiques alternatives. Même la production un peu crado colle parfaitement au projet.
Top : Stereo Sanctity
Flop : Cotton Crown
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Comme beaucoup de double albums, ça s'essouffle nettement sur la fin, mais le premier disque est peut-être bien ce que le trio Jimmy Page-John Paul Jones-John Bonham a fait de mieux. Robert Plant est clairement en dessous.
Top : The Rover
Flop : Boogie with Stu
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Un album inclassable, qui puise dans la soul psychédélique de la fin des 60's sans verser dans la redite. Michael Kiwanuka parvient a se renouveler à chaque morceau ou presque, tout en restant cohérent. Remarquable.
Top : Hero
Flop : Solid Ground
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Un chef-d'œuvre de funk rock glacial, dont les expérimentations ouvrent la voie à la trilogie berlinoise. Probablement le meilleur backing band de la carrière de David Bowie, avec une section rythmique au top de sa forme. Absolument génial de bout en bout (et donc je triche et ne désigne pas de "Flop") !
Top : Station to Station
Flop : -
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À quoi bon ? À quoi bon mobiliser 40 musiciens talentueux, voire géniaux pour certains, pour leur faire jouer de la musique d'ascenseur parfaitement inoffensive ? À quoi bon gâcher une production aussi propre, peut-être trop, sur des morceaux qui n'ont rien a dire, lisses et calibrés au millimètre ? À quoi bon une pochette aussi belle pour un contenu aussi insignifiant ? Un album qui justifie à lui tout seul la déferlante punk...
Top : Black Cow
Flop : I Got the News
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Beaucoup moins marqué par le psychédélisme que ce à quoi je m'attendais, un album de country/folk-rock efficace et compétent. Rien de renversant, mais ça s'écoute très bien.
Top : Brokedown Palace
Flop : Attics of My Life
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Un document intéressant sur les premières années de la soul, sublimé par la maîtrise vocale de Solomon Burke, mais qui souffre aussi des défauts de son temps : textes clichés, instrumentation minimaliste et répétitive, chœurs un peu trop présents...
Top : Cry to Me
Flop : Won't You Give Him (One More Chance)
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Une messe sombre aux ambitions soniques démesurées, à tel point que production, volontairement étouffante, tourne parfois au mur de notes indistinctes qui noit tout sur son passage. Malgré ça, le talent est là, dans les mélodies, dans les ambiances et les textures. Du rock indé qui essaye d'être autre chose, quitte à en faire trop, et qui y arrive largement.
Top : (Antichrist Television Blues)
Flop : Black Mirror
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Deuxième album de jazz, et une écoute beaucoup plus aisée cette fois-ci, et même agréable ! Les rythmes sud-américains, les cuivres stridents et l'enregistrement ultra-quali pour les années 1950 (merci le Remaster ?) donnent le sourire et envie de boire des cocktails au soleil de Cuba. Ça reste un peu toujours la même chose malgré tout, heureusement que ça ne dure pas...
Top : Kenya
Flop : Tururato
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J'en espérais beaucoup, mais c'est loupé... Un album pionnier, sans doute, mais le mélange de punk et d'americana ne fonctionne pas vraiment ici. L'agression punk est édulcorée, le chant est brouillon, les inspirations blues n'ajoutent pas suffisamment d'âme et de vista mélodique pour compenser. D'autres feront tellement mieux avec les mêmes ingrédients...
Top : Sex Beat
Flop : For the Love of Ivy
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La collision, toutes guitares dressées, entre hard rock cosmique, rhythm & blues déstructuré et expérimentations psychédéliques. Ça devrait être un sacré bordel, et ça l'est un peu, mais c'est surtout un chef-d'œuvre strident et funky, grâce aux génie d'Hendrix et de ses deux bandmates. Et dire que l'album à près de 60 ans...
Top : If 6 Was 9
Flop : EXP
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Parfaitement écoutable (l'énergie de Karen O aide bien), mais je n'ai jamais été trop client des tentations dance synthétiques d'une partie du rock indé des années 2000, et cet album ne fait que confirmer mes a priori. Oui, on tape du pied, on secoue même la tête par moment, mais tout cela reste bien stérile...
Top : Dull Life
Flop : Dragon Queen
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Près de 35 ans plus tard, les indignations de RATM semblent toujours aussi actuelles, même si l'album est peut-être un peu trop long et monocorde pour son propre bien. Reste les éructations incandescentes de Zack de la Rocha, les guitares malmenées de Tom Morello et la basse funky trash de Tim Commerford. Maintes fois imité, jamais égalé.
Top : Killing in the Name
Flop : Freedom
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Sorti à la période où j'ai commencé à écouter sérieusement de la musique, le premier album de Franz Ferdinand sonne probablement un peu daté, mais c'est un concentré contagieux de rock dansant et festif qui fait plaisir. Et force est de constater que, même au-delà du tube Take Me Out, toutes ses mélodies me sont restées en tête...
Top : The Dark of the Matinee
Flop : Cheating on You
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Je suis toujours passé à côté de Björk, sans doute intimidé par son aura d'artiste culte, à la fois excentrique et intello. Je dois bien admettre que cet album me donne tort. En dehors des beats de forain kitschissimes sur certains morceaux (on dira que c'est l'époque...), et l'impression, parfois, qu'elle cherche encore sa voie, Debut est un voyage atmosphérique d'une beauté étrange, porté par la voix envoûtante de son interprète. Une très bonne surprise.
Top : Venus As a Boy
Flop : The Anchor Song
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Deuxième album de Bowie dans la liste, deuxième chef-d'œuvre. Au funk rock halluciné de Station to Station, Bowie ajoute, avec la complicité de Brian Eno et Tony Visconti, une dimension plus ambient et expérimentale, comme la bande-son d'un film de science-fiction postapocalyptique est-allemand. Fondateur et essentiel.
Top : Sound and Vision
Flop : Weeping Wall
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Rien que pour "Respect", et la performance vocale époustouflante d'Aretha Franklin, et album mérite sa place dans l'histoire. Son principal défaut ? Après avoir atteint de tels sommets en ouverture, le reste de la tracklist a bien du mal à s'imposer, au point de finir par sembler un peu secondaire...
Top : Respect
Flop : Baby, Baby, Baby
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Révolutionnaire, iconique, bordélique, psychédélique, culte, expérimental, unique, un peu daté quand même, génial, conceptuel, fondateur... Sgt Pepper's est tout ça et beaucoup d'autres choses. L'album le plus célèbre des Beatles n'est sans doute pas leur meilleur, en tout cas pas celui que je préfère (la faute notamment à quelques dérapages musicaux, vers le music-hall ou le sous-continent indien, pas toujours maîtrisés), mais c'est une œuvre totale, le témoignage incontournable de la naissance (un an après Pet Sounds) de l'album rock comme forme artistique à part entière. Essentiel.
Top : A Day in the Life
Flop : Good Morning Good Morning
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Le punk hardcore dans sa plus pure expression, sans chichis, sans nuances, sans ornements. Juste un déchaînement brut de riffs stridents et d'aboiements primaux débités à toute vitesse pendant 35 minutes. Quitte à ce que le cocktail abrasion + répétition devienne carrément difficile à avaler à la longue. C'est une esthétique de la colère à laquelle on adhère ou pas, personnellement j'adhère plutôt, jusqu'à un certain point en tout cas.
Top : Rise Above
Flop : Room 13
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Beaucoup de country, un peu de rock psychédélique, une pincée de soul... La recette, révolutionnaire sans doute en 1969, a perdu de sa superbe et n'a plus beaucoup d'intérêt aujourd'hui. Sauf peut-être pour la pedal steel guitar de Sneaky Pete, qui pour le coup, impose une vraie identité au son du groupe. Facile et même agréable à écouter, mais tout à fait oubliable, au bout du compte.
Top : Dark End of the Street
Flop : Juanita
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Découverte totale, et une vraie claque. Comme quoi, parfois, une guitare acoustique et une voix pas complètement assurée (et encore, pas sur tous les morceaux !) portent en elles plus de plaisir musical que les arrangements orchestraux les plus sophistiqués. Un sommet d'intimité et de mélancolie folk dépouillée, émouvant de bout en bout, jamais répétitif ou ennuyeux. Impossible bien sûr de ne pas mentionner la maîtrise de son instrument de Bert Jansch, sans ostentation mais diablement épatante. Un chef-d'œuvre qui mériterait d'être beaucoup mieux connu !
Top : Needle of Death
Flop : Courting Blues
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Je crois que je ne suis pas encore complètement équipé pour comprendre ou apprécier le hip-hop à sa juste valeur. D'autant plus quand, comme ici, la production minimaliste, essentiellement rythmique, sert surtout d'écrins aux textes, visiblement brillants, mais dont les subtilités langagières m'échappent très largement. Reste, pour le nul en rap que je suis, quelque chose de l'ambiance d'une ville en décomposition, qui tranpire à travers chaque mot, chaque note, et la diffuse impression que cet album, en 1994, a montré la voie à de nombreux autres artistes.
Top : Life's a Bitch (feat. AZ & Olu Dara)
Flop : The Genesis
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La traduction en musique des angoisses libidineuses de l'adolescence, unique sur la forme (du punk, oui mais... acoustique) et étonnamment moderne dans son approche et ses compositions, qui ont l'air d'avoir 10 ans d'avance. Bien sûr, l'album est tout sauf parfait, les textes sont parfois gênants, les guitares et la production tournent parfois à l'amateurisme (contrairement à la basse, omniprésente, et tant mieux), la batterie sonne comme une boîte de conserve rouillée, mais ces imperfections font toute l'identité du projet, en plus d'en servir très largement le propos. Et de toutes façons, la perfection, c'est ennuyeux, non ?
Top : Add It Up
Flop : Please Do Not Go
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C'est amusant de tomber sur cet album quelques jours seulement après The Gilded Palace of Sin, des Flying Burrito Brothers. Les points communs sont nombreux, en dehors des cinq années d'écart entre les deux : un ancien "Byrd" à la manœuvre, un album qui n'a pas rencontré son public en son temps (à un point tragique pour No Other...) mais qui a depuis bénéficié d'un retour en grâce critique, et surtout une ambition commune, faire se percuter le rock psychédélique de Los Angeles et les racines country de la musique américaine. Avec une différence majeure toutefois : No Other réussit à peu près partout où The Gilded Palace of Sin avait, à mes yeux, échoué. Le talent des musiciens, la production luxuriante, les sublimes compositions, intenses et spirituelles, de Gene Clark... Et si c'était le meilleur album country rock de l'histoire ?
Top : Silver Raven
Flop : True One
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Un album de soft rock folkisant (ou de folk rock softisant) tout à fait standard, peut-être plus mélancolique que la moyenne. À une exception près, la chanson titre, légendaire, qui justifie probablement à elle seule l'inclusion de l'album ici.
Top : American Pie
Flop : Babylon
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Une plongée sombre et rageuse dans une contrée désolée, où résonnent riffs dévastateurs et batteries agressives, guidée par les hurlements hargneux, qui flirtent tranquillement avec le death growl, de Max Cavalera. C'est tout ce qu'on attend d'un album de thrash metal, et c'est peut-être ce qu'on pourra lui reprocher : en dehors de quelques expérimentations indus ou tribale qui ne vont pas très loin, Sepultura reste ici "dans les clous". Mais après tout, la formule fonctionne, alors pourquoi bouder son plaisir...
Top : Desperate Cry
Flop : Infected Voices
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Le côté kitsch des années 1980 complètement assumé, jusqu'à la pochette. Ca n'est pas toujours une mauvaise chose (les lignes de basse funky donnent bien envie de bouger la tête), mais malheureusement, le tout s'efface dans un brouillard certes festif, joyeux et dansant, mais d'une totale futilité, et d'une pauvreté mélodique assez désespérante, même sur les "tubes". La fête, c'est super, mais à écouter, ça n'a finalement pas des masses d'intérêt...
Top : My Own Way
Flop : Lonely in Your Nightmare
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Impossible de ne pas comparer Tusk avec son immédiat prédécesseur, Rumours, véritable bijou de perfection pop qui, j'imagine, finira bien par faire partie de cette liste. Comparaison d'autant plus évidente que la volonté de s'éloigner le plus possible des recettes qui ont fait le succès de l'album précédent est ici flagrante : sans être totalement expérimental, les membres de Fleetwood Mac tentent, avec un succès aléatoire, de se réinventer, en s'inspirant notamment de la vague post-punk alors à son apogée. Du coup, Tusk est un album bordélique, trop long pour son propre bien, mais où transparaît par bribes le songwriting génial de Stevie Nicks, Lindsey Buckingham et Christine McVie. Inconsistant, oui, mais charmant, malgré tout.
Top : Sisters of the Moon
Flop : Not That Funny
Jamais écouté avant.
Pas si facile d'entrer dans cet album, sorte de promenade erratique à travers une épaisse brume de sonorités psychédéliques et oniriques. Mais on s'accroche, et on finit par retrouver quelques repères auxquels se fier, une fulgurance mélodique pop, un saxo râpeux, une voix lointaine, là-bas, dissimulée derrière quelques couches d'effets en tout genre, mélancolique et cajoleuse... Tout n'est pas convaincant, mais l'ambition de mêler textures ambient hypnotiques et rock indé "revivalist" est louable, et atteint des sommets de tristesse hallucinée quand elle atteint son but.
Top : Desire Lines
Flop : Sailing
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En dépouillant à l'extrême sa musique, enregistrant seul dans sa chambre une folk acoustique crépusculaire bien loin des ornements fastueux du E-Street Band, Bruce Springsteen produit sans presque s'en rendre compte la bande-son d'une Amérique profonde dont les illusions de grandeur se fracassent sur le mur des années Reagan. Dix chansons d'une noirceur étouffante (disons neuf, le rockabilly d'Open All Night constituant une anomalie) où se croisent blue collars paumés et criminels endurcis dans des textes tout aussi austères que la musique qui les accompagne. En s'émancipant des recettes qui ont fait son succès jusque là pour en extraire le cœur meurtri, Bruce Springsteen signe un geste artistique génial, un album d'une tristesse infinie et d'une beauté éblouissante. Indispensable.
Top : Johnny 99
Flop : Open All Night
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Ma note est sévère, mais elle correspond au barème que je me suis fixé : le 1 étoile est réservé aux albums qui, à mes yeux, n'ont pas leur place dans la liste. En l'occurrence, l'album n'est pas du tout honteux, pas du tout raté, mais il a un gros défaut : il manque singulièrement d'originalité. Klaxons sonne comme Franz Ferdinand qui aurait trois ans de retard, aurait perdu son sens de l'humour et essaierait d'expérimenter les textures électroniques cradingues. Comme témoignage sur le son d'une époque du rock indé britannique qui n'aura finalement pas duré si longtemps, pourquoi pas, comme l'un des 1000 et quelques albums les plus importants de l'histoire, il est permis de douter.
Top : Totem on the Timeline
Flop : Magick
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Difficile de prétendre que le deuxième album le plus vendu de l'histoire (!) n'a pas sa place dans la liste, ne serait-ce que pour son impact culturel global... mais que c'est mauvais ! Je n'ai rien a priori contre les gros riffs qui sentent la bière tiède et les dessous de bras, mais ça ne suffit pas à faire un album. On en vient presque à regretter la production limpide, qui révèle en haute définition les faiblesses d'un groupe globalement limité, qui ne qu'une recette et qui la répète en boucle. Le tout avec des textes primitifs, où la beauferie viriliste le dispute à une misogynie violente, sous couvert d'esprit festif... Une écoute pénible.
Top : You Shook Me All Night Long
Flop : Let Me Put My Love Into You
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L'album qui a simultanément propulsé le hip-hop dans le paysage musical mainstream et ressuscité la carrière d'Aerosmith (était-ce bien nécessaire ?). On sent que le hip-hop en est encore à ses balbutiements : les flows varient très peu d'un morceau à l'autre, les textes oscillent entre la grosse farce (You Be Illin'), trash talk de MC (Rising Hell) et première ébauches revendicatives (Proud to Be Black), et le son des boîtes à rythme est franchement daté, mais cette écoute a été pour moi une très bonne découverte, et pas seulement comme une pièce de musée. Avec un faible pour les morceaux les plus directement rock : Walk This Way, qui arrive à rendre Aerosmith intéressant, et Raising Hell, quasiment un morceau de hard rock rappé, franchement très cool.
Top : Raising Hell
Flop : Dumb Girl
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La rencontre d'une folk mélancolique et de sonorités expérimentales issues du jazz. J'avais un peu peur avant l'écoute, notamment de la longueur de certains titres, et j'avais tort. Bien sûr, en dehors des tintements lumineux du vibraphone, omniprésent, Happy Sad est lent, contemplatif et terriblement triste. Mais cette langueur, loin d'être ennuyeuse, est sublimée par la voix très particulière de Tim Buckley, cette intensité pas toujours maîtrisée mais déchirante, et par des très belles mélodies. Je comprends que ça ne parle pas à tout le monde, mais moi, je suis très client.
Top : Buzzin' Fly
Flop : Sing a Song for You
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Alors oui, c'est charmant... Et la voix de Bebel Gilberto, suave et caressante, est parfaite dans le contexte. Mais finalement, la bossa nova de Tanto Tempo, subtilement modernisée par quelques ornements électroniques (voire une production tout à fait trip hop sur certains morceaux), semble plus à sa place comme musique d'ambiance ensoleillée dans un bar à cocktail lounge un peu branché sur une plage huppée, une caïpirinha déstructurée à la main, qu'à être écouté au casque, de manière plus active. Si c'était l'objectif, c'est une franche réussite, sinon, ça n'a rien d'indigne ou de déplaisant, loin s'en faut, mais on finit quand même par un peu s'ennuyer.
Top : Sem Contenção
Flop : Alguém
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Une longue et pénible inside joke de 40 minutes... Si je peux comprendre, et même adhérer à l'envie de se moquer des excès et des dérives de la culture hippie, force est de constater que la blague, près de 60 ans plus tard, tombe carrément à plat. Reste une série de "morceaux" très courts, plus foutraques que réellement expérimentaux, parfois tout à fait aléatoires, et dont la parenté avec les artistes dont ils sont censés être un pastiche est parfaitement illisible. A pousser la caricature jusqu'au non-sens (finalement, la meilleure parodie de We're Only in It for The Money, c'esr sa pochette !), Zappa a juste oublié de faire un album écoutable...
Top : Mom & Dad
Flop : The Chrome Plated Megaphone of Destiny
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La définition du cool 60's dans un album de pop/soul qui ne tombe jamais dans le kitsch ou le mauvais goût. La polyvalence vocale de Dusty Springfield y est pour beaucoup, parfois sussurrement sexy, parfois joueuse et souriante, parfois puissante et intense. Son choix d'enregistrer à Memphis, l'une des capitales de la soul, avec les musiciens locaux, alors qu'elle-même vient d'Angleterre, aussi, lui permettant de ne jamais tomber dans le pastiche. Ajoutez à cela le légendaire Son of a Preacher Man, une superbe version (en crescendo d'une guitare hispanisante à une instrumentation cinématographique en orchestre complet) des Moulins de mon cœur de Michel Legrand et, plus généralement, un ensemble de compositions sans fausse note... Le résultat, un album feel good typique des années 1960 qui, dans son genre, s'approche de la perfection.
Top : Son of a Preacher Man
Flop : In the Land of Make Believe
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Un classique du rock alternatif des années 1990, et c'est mérité. Et dire qu'Alanis Morissette avait à peine 20 ans quand elle a enregistré Jagged Little Pill, qui pourrait tout aussi bien être son best of, vu le nombre de morceaux cultes qui s'enchaînent. Les boîtes à rythme un peu prévisibles ; la structure couplets doux/refrains "durs" à base de grosse guitare post-grunge sur la plupart des morceaux ; les affectations vocales parfois forcées d'Alanis Morissette... Pas de doute, nous sommes bien en 1995. Et pourtant, 30 ans après, et malgré les innombrables chanteuses qui ont tenté, avec plus ou moins de bonheur, de se réapproprier ses recettes, Jagged Little Pill a plutôt bien vieilli. Et ça aussi, c'est très fort.
Top : Forgiven
Flop : You Learn
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Du rock lancinant à base de guitares bourdonnantes, de rythmes groovy et de mélodies accrocheuses, le tout baigné dans une ambiance de théâtralité sursexualisée : Marc Bolan et T. Rex donnent naissance en un album à la vague glam rock, dont d'autres, Bowie en tête, se chargeront d'explorer les limites. Basique, dans le bon sens du terme, et sans aucune prétention à la virtuosité, voilà un album dont la seule ambition est de faire secouer la tête et taper du pied, et qui y arrive avec une constance remarquable et un sens du cool assez irrésistible.
Top : Get It On
Flop : Girl
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Un album de country assez standard, un peu surproduit, aux accents rock springsteeniens (le charisme et le E-Street Band en moins). Steve Earle a néanmoins le bon goût de ne ps céder les clichés les plus ridicules du genre (santiags, stetson, bourbon, flingues, champs de maïs et racisme) pour des récits réalistes sur les désillusionés du rêve américain dans les États-Unis de Reagan. Finalement, ça s'écoute plutôt bien, même si rien n'est particulièrement marquant ou bouleversant.
Top : Good Ol' Boy (Gettin' Tough)
Flop : Little Rock 'n' Roller